Victoire pour le pouvoir d’achat des familles !

La majorité sénatoriale a redonné du pouvoir d’achat aux familles et aux retraités en supprimant deux mesures du PLFSS pour 2018

la hausse de 1,7 point de CSG pour les retraités pour qui cette augmentation n’est pas compensée par la baisse d’autres prélèvements (alinéa 5 de l’article 7)

La hausse de CSG représenterait environ 4 milliards de prélèvements supplémentaires sur les retraités et la seule « compensation » envisagée par le gouvernement réside dans une exonération de taxe d’habitation dont tous ne bénéficieront pas, et qui ne représente que 3 milliards pour l’ensemble de la population.

La mesure constitue une baisse de pouvoir d’achat pour huit millions de retraités qui avaient déjà̀ subi une série de mesures sous le gouvernement précédent : la fiscalisation de la majoration de retraite pour charges de famille, la suppression de «la demi-part veuve». Ces deux mesures ont eu pour conséquence d’assujettir certains retraités au taux normal de CSG de 6,6 %, et non plus au taux réduit de 3,8 % et le gel de leurs pensions depuis trois ans.

la baisse de la prestation d’accueil du jeune enfant (article 26)

Il est important de rappeler pourquoi la branche famille est excédentaire aujourd’hui : les familles ont subi une perte de leur pouvoir d’achat sans précédent sous le dernier quinquennat avec les mesures suivantes :

– La baisse du quotient familial (voté dans le PLF) de 2 336 € en 2012 à 1 500 € en 2014 soit 35% en moins.

– La modulation des allocations familiales en fonction des revenus : perte de 860 millions d’euros par an pour les familles. Cette remise en cause de l’universalité des allocations nous l’avons combattu mais nous ne pouvons pas revenir dessus à cause de l’irrecevabilité financière.

– La limitation du congé parental : durée maximale pour 1 parent à 2 ans au lieu de 3 ans.

Le gouvernement précédent expliquait que la durée du congé parental raccourcie et partagée entre les deux parents, favoriserait l’emploi des mères et inciterait les pères à s’impliquer davantage dans l’éducation des enfants. Cette mesure a, en réalité, précipité la baisse du nombre de bénéficiaires du congé parental, passant d’environ -3% les années précédentes à -7,4% en 2015 d’après les premiers chiffres de la CNAF.

– La baisse des montants de l’allocation de base de la PAJE : diminution de 50% pour 12% des nouveaux ménages éligibles dont les revenus excèdent 3 500 € / mois.